On les voit sur différents écrans, on les entend ici et là mais c’est en découvrant les rythmes africains à la source qu’on les apprécie le mieux. J’ai d’ailleurs eu l’occasion de m’imprégner de cette facette de la culture africaine, à l’occasion d’un voyage qui s’est répercuté dans tout mon être.

Des instruments comme nulle part ailleurs

Vous me direz que les instruments utilisés n’ont rien de singulier en soi puisqu’on en trouve aux quatre coins du monde. Je peux pourtant vous affirmer que les versions africaines sont vraiment particulières. Plus que de simples instruments de musique, ce sont des outils d’expression que l’on apprend à dompter.

Le djembé est la star incontestée, avec ses contours qui semblent calqués sur les mortiers, ces récipients plus ou moins immenses servant à broyer. Le bois Lenke est le plus utilisé pour façonner ce tambour qui est ensuite recouvert d’une peau (généralement de chèvre) tendue par un système de cordes et de cerclage. En passant d’une ethnie à une autre, on se rend compte que le djembé s’approprie les dialectes. En effet, les sons rappellent la tonalité des dialectes, les accents…

Les percussionnistes utilisent plusieurs autres instruments comme le sèsè, un djembé agrémenté de feuilles métalliques pour faire grésiller le son émis. Il y a aussi le wassamba, formé par une calebasse montée sur une sorte de fourche en bois. Les dunums sont également des tambours mais de forme cylindrique. Ils s’apparentent un peu à des fûts. Chez les Malinkés, peuples de l’ouest africain, dunums et djembé sont quasiment indissociables.

La liste est longue mais je peux vous garantir que l’ensemble musical vous transporte instantanément ailleurs.

Danse et musique, un duo indissociable

J’ai eu de nombreuses occasions de me rendre compte que les percussions accompagnent des chants souvent entonnés spontanément. Dès qu’une voix s’élève, les instruments suivent, marquant le rythme et créant un fond sonore comme seuls les Africains savent le faire. Puis, la magie opère : des gens se lèvent pour danser. Il y a un véritable échange entre les musiciens et les danseurs et pourtant, personne n’échange le moindre mot. C’est parce que les messages sont passés par les percussions, comme des appels à changer de rythme.

Les danses africaines ne sont pas seulement spectaculaires. Elles sont également profondes, fascinantes à tous les égards. J’ai d’ailleurs compris que la danse est considérée comme un moyen d’expression dont l’importance surpasse celle de la parole. Le corps se transforme en un outil pour raconter des histoires : la relation entre l’humain et l’environnement, la passion, l’hostilité, l’acceptation de soi, l’espoir… Les danses sont parfois des odes à la vie ou à la mort, une façon de mettre l’accent sur cette liberté retrouvée après des années d’esclavage et bien plus encore.

Je ne dirais pas que les danses africaines sont vraiment chorégraphiques. Ce sont plutôt des mélanges de sauts, d’ondulations, de battements de bras et de jambes. Au premier abord, on pourrait penser que c’est un peu désordonné mais en prenant le temps de bien observer, on se rend compte que tout est symbolique. Les sauts en puissance expriment par exemple le désir de recevoir l’énergie céleste, solaire. Les mouvements faisant la part belle à la fluidité rendent hommage à l’eau. L’exécution de mouvements et pas résolument ancrés au sol se rapportent à la terre et ainsi de suite.

Une danse tonique et énergique à apprendre absolument

Je vous l’ai dit, les Africains dansent pour communiquer, pour raconter leurs émotions et marquer les étapes essentielles de leur vie. Ce que vous ignorez peut-être encore, c’est qu’il est tout à fait possible de vous initier à leurs danses, largement inspirées de la faune. C’est pour vous dire que les postures sont souvent calquées sur celles des animaux, ce qui explique les figures puissantes, gracieuses et parfois acrobatiques. Les cours sont l’occasion de renforcer vos articulations et de vous muscler. Vous devrez travailler votre souffle et repousser les limites de votre endurance.

Portés par les voix des chanteurs et les percussions, les danseurs entrent parfois en transe, dans le sens littéral du terme. Je vous conseille chaudement de découvrir les différentes danses, de les expérimenter et, comme moi, de savourer les bienfaits libérateurs de ces multiples formes d’expressions.

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